LA MOSELLE

La Moselle

La Moselle prend sa source près du Col de Bussang à une altitude de 731 m. Une fontaine est présentée comme sa source officielle. Longue de 560 km dont 314 en territoire français et 39 km seulement entre le Luxembourg et l'Allemagne et puis 208 km en territoire allemand. Pour le Grand-Duché de Luxembourg la Moselle est l'unique rivière navigable et l'unique port se situe à Mertert. En gros, la Moselle arrose les villes d'Epinal, Toul, Pont-à-Mousson, Metz et Thionville. Les villes luxembourgeoises s'appellent Schengen, Remich, Grevenmacher et Wasserbillig. Côté allemand, ce sont les villes de Trèves, Cochem et Coblence. La confluence avec le Rhin se fait à Coblence à une altitude de 82 m.

Date du parcours : 26 avril au 23 mai 2015

Longueur : 560 kilomètres

Source altitude : 731 m

Source localisation : Bussang (Vosges 88) 47° 53' 23'' N 6° 53' 30 E

Confluence altitude : 60 m

Confluence localisation : Coblence (D) 50° 21' 56'' N 7°36' 23'' E

Pays traversés : France, Luxembourg, Allemagne

26 avril 2015

De la source de la Moselle à Fresse-sur-Moselle (14km)

Venant de Colmar en Alsace où nous avons passé un bon week-end, ma femme Josée et notre amie Mylène me déposent à la source de la Moselle qui se trouve à une altitude de 715 m dans les Vosges du Sud près du Mont Drumont et du Col de Bussang. A l'endroit même de la source un monument visualise le parcours de la Moselle d'ici jusqu'à l'embouchure à Coblence en Allemagne. Ici on peut encore poser une jambe de chaque côté de la Moselle. Evidemment nous l'enjambons tous pour faire des photos en souvenir. Je prends congé de ma femme et de notre copine et je commence à descendre la petite route en direction de Bussang, la jeune rivière toujours en vue. Plusieurs étangs avec des bancs de repos enrichissent un paysage très beau et très boisé. A Bussang j'admire le très réputé théâtre du Peuple construit en 1895. C'est le seul théâtre construit entièrement en bois en France et un tribut formidable aux forêts immenses des Vosges. L'ancienne voie ferrée de Bussang à Remiremont a été fermée en 1989 et transformée en piste cyclable quelques années plus tard. En la suivant je rejoins les villages de Saint Maurice-sur-Moselle et puis le but de mon étape d'aujourd'hui Fresse-sur-Moselle où je loge à l'hôtel "Les petits sentiers".

27 avril 2015

De Fresse-sur-Moselle à Remiremont (34 km)

Il pleut des torrents ce matin. J'avance de nouveau sur la piste cyclable se prêtant si merveilleusement à la marche. Le long du chemin il y a parfois des maisons qui servaient autrefois de halles à marchandises ou de maisons garde-barrières. La plupart d'entre elles sont retapées selon les règles de l'art et servent aujourd'hui de maison d'habitation ou de loisirs. Des fois le chemin s'éloigne légèrement de la Moselle pour y revenir un peu plus tard, comme s'il peinait à exister sans la beauté de la rivière et la vivacité de ses petites cascades.

De nombreux ruisseaux viennent élargir la Moselle considérablement. À Rupt-sur-Moselle j'entre dans un bar pour prendre un café et me mettre à l'abri de la pluie abondante.

Quand je sors du bar il ne pleut heureusement plus car il me reste encore 15 bornes à parcourir. Pour mon casse-croûte je trouve un lieu magique et enchantant. Une belle cascade de la Moselle d'environ un mètre de haut et à quelques pas de là un petit ruisseau qui chute dans la Moselle. Un gargouillement énorme dans le calme de ce paysage vert et caillouteux. Le beau temps s'installe maintenant pour le reste de mon périple mais dès mon arrivé à Remiremont il se remet à pleuvoir.

Visite sommaire de l'agréable petite ville sous mon parapluie. Remiremont est comblé de jolis bâtiments comme la mairie, la banque de France, la gare SNCF, l'église, des écoles ainsi que le commissariat de Police et maints autres. Des belles arcades abritent magasins et cafés. C'est chic de siroter son coca sur une terrasse bien au sec et à l'air frais sous ces arcades tandis qu'il pleut « dehors ». Mon hôtel est bien situé proche du centre. Au restaurant je fais la connaissance de 4 Néerlandais qui font la randonnée en moto "Harley Davidson" dans les Vosges. Je me couche tôt, car j'éprouve quand même une « petite fatigue » avec les 34 kilomètres dans mes mollets.


                                                                                    Epinal (Vosges)

28 avril 2015

De Remiremont à Épinal

Le ciel fait grise mine ce matin mais il ne pleut pas. Fini la piste cyclable. Après la traversée du pont sur la Moselle, un petit chemin herbeux mène pendant quelques centaines de mètres à travers une zone industrielle pour arriver sur une départementale sans grand trafic. Aujourd'hui c'est donc le tarmac au milieu des grandes forêts vosgiennes. Je passe près de maisons isolées ou de très petits bourgs. Le premier vrai village est Eloyes avec ses quelques petits commerces puis le bourg de Jarménil. Un peu plus loin, un affluent de la Moselle, la Vologne se jette dans les bras de ma fidèle accompagnatrice. La rue monte maintenant pendant plusieurs centaines de mètres en direction d'Archettes, un très romantique petit bourg. Après Archettes la rue continue à monter, heureusement je ne perds jamais la Moselle des yeux. Pendant un bon moment la route nationale à 4 voies, la départementale et la Moselle filent ensemble dans la même direction, impressionnant tout de même. Les 8 kilomètres restants avant d'arriver à Épinal sont monotones. En plus il n'y a pas la moindre possibilité de se reposer ou pour prendre un petit café par exemple. Épinal est à mon goût déjà une grande ville. Quelque 80.000 habitants rompent avec le vert calme et reposant des Vosges, mais ça me change un peu les idées. Ici j'ai l'embarras du choix, je me retrouve tantôt sur la rive gauche, tantôt sur la rive droite, un tas de ponts traversent la Moselle, tous différents les uns des autres, il y a des vieux et des récents. La ville a sans doute beaucoup d'atouts, en premier lieu le musée des images d'Épinal qui est mondialement connu. Des cafés et restaurants sur la Place des Vosges invitent à se reposer et à se régaler tout en regardant les gens qui flânent. Je dîne dans un restaurant avec vue magnifique sur la basilique.

29 avril 2015

D' Épinal à Charmes

Il fait un peu frais ce matin, 1 maigre degré mais il fait beau, le soleil est au rendez-vous. De nouveau, je peux suivre la piste cyclable et ceci pendant toute la journée, quel plaisir. L'attraction du jour est sans doute que la Moselle court parallèlement avec le canal des Vosges. Les 2 forment un couple idéal et je me retrouve au bon milieu et bien bercé par les deux. Un calme absolu s'y ajoute. Je n'entends que le chant des oiseaux et le ruissellement des eaux, quel bonheur. De temps en temps des petites écluses sur le canal, automatisées de nos jours. C'est un peu dommage car dans le temps le personnel des écluses était le sel et le poivre d'un long voyage sur les canaux et donnait vie au courant tranquille des eaux. À mi-chemin à Châtel je prends une boisson rafraîchissante parce qu'il fait assez chaud maintenant. Je profite de l'occasion pour visiter le village qui est réputé pour son château fort, qui est l'un des plus grands d'Europe, il couvre 5 hectares et ses murs sont longs de 1,4 kilomètres. Le Châtel est inscrit monument historique. En principe il n'y a rien d'autre à signaler pour le reste de cette étape sauf peut-être que la Moselle se présente toujours à l'état très sauvage et les cascades ne sont pas rares. Une randonnée merveilleuse, tout simplement.


30 avril 2015

De Charmes à Méréville

Vu les conditions météorologiques et des problèmes d'hébergement je préfère prendre un taxi pour la première partie du chemin, c'est à dire 22 kilomètres jusqu'à Velle-sur-Moselle. Maintenant il me reste encore 18 bornes pour Méréville. J'ai tout simplement renoncé à faire 40 kilomètres sous une pluie abondante. Un peu derrière Charmes changement de département, ce n'est plus les Vosges (88) mais désormais c'est la Meurthe et Moselle (54).

À Velle-sur-Moselle, un très joli coin avec un pont nostalgique enjambant la Moselle, je prends une départementale sans trafic remarquable jusqu'à Tonnoy. À la sortie du village une autre départementale, cette fois-ci fortement fréquenté par des poids lourds. Le fléau ne dure heureusement que 5 kilomètres jusqu'à Flavigny-sur-Moselle. Pour le dernier morceau je retrouve de nouveau des pistes cyclables, comme c'est agréable! Je m'étais bien habitué à ces pistes les jours précédents. Il n'y a rien de spectaculaire en cours de route, sauf que le long du canal des Vosges règne un calme absolu. Je ne peux que recommander ce chemin apaisant de la Moselle pour les plus stressés. Mon hôtel se situe les pieds dans l'eau (la Moselle évidemment), un endroit pittoresque. L'hôtel-restaurant "La Maison Carrée" est le seul dans le village. Lors de ce périple je ne voulais pas énumérer les plats que je mangeais comme je le faisais souvent pendant mes randonnées précédentes, mais ce soir je m'y crois obliger puisque les mets sont délicieux. Chez moi, tout bon repas commence par un apéritif anisé accompagné d'amuses bouches. Je choisis une salade printanière en entrée, c'est léger, ma motivation en tout cas. Mon étonnement en voyant venir le garçon avec mon assiette me laisse bouche bée. Du foie gras, du magret de canard, du jambon cru, de la quiche lorraine, des rillettes, du confit d'oignon, du saumon fumé, et pour donner une touche de printemps, des asperges, des artichauts, des tomates vertes et rouges et enfin, puisque léger, du melon. Bien entendu, ce sont des portions minuscules mais tout de même. En plat de résistance j'ai pris une gigolette de pintadeau farcie, délicieuse elle aussi. Sur le plateau de fromage je ne prends que 2 morceaux, Brie et région oblige, du Munster. Et pour finir en beauté une formidable mousse au chocolat. Après ce petit encas arrosé d'une demi-bouteille de Saint Nicolas de Bourgueil un café s'impose. J'espère ne pas répéter cette gloutonnerie dans les prochains jours !!! , mais ça fait du bien quand-même et je dors comme un ange!

02 mai 2015

De Méréville à Toul

Après une journée de repos pour cause d'intempéries plus rien ne me retient après le petit- déjeuner. Au programme d'aujourd'hui, la boucle de la Moselle. Ici la Moselle contourne la cité de Nancy par l'ouest dans une grande courbe qui passe par Toul, cité médiévale fortifiée, à découvrir. La boucle c'est aussi une nature intacte non seulement sur la Moselle mais aussi sur les nombreux étangs avoisinants. Des cygnes, des cormorans, des hérons cendrés et des mouettes sont omniprésents. Sur les berges de la Moselle on aperçoit les traces que laissent les castors, des arbres rongés à la base. Ce n'est qu'à partir de Neuves Maisons que la Moselle est canalisée et je ne tarde pas voir le premier bateau qui est entrain de charger des rouleaux de fil de fer dans une usine bordant la rivière. En cours de route des petits villages comme Villey-le-Sec, Pierre la Treiche ou encore Chaudenay à visiter avant d'arriver à Toul. À Chaudenay il recommence à pleuvoir. Avant de gagner mon hôtel à Toul, je prends un café sur une terrasse abritée d'une marquise sur une belle place avec une fontaine entourée de fleurs multicolores.

03 mai 2015

De Toul à Frouard

Il ne pleut pas...encore, néanmoins je me suis préparé à la pluie et pour cause. Dix minutes pour sortir de la ville et je me dirige de nouveau vers la piste cyclable. Habitué à ces pistes facilement accessibles, je crains à chaque fois qu'elles se terminent que des mauvaises surprises pourraient m'attendre. Trop pessimiste! Oui, certainement. Avant Fontenoy je traverse le pont pour continuer sur la rive gauche et voilà un chemin non marqué sur toute carte, mais bien existant, interdit même aux vélos. Nature pure pendant 3 kilomètres, Cygnes et cormorans se partagent la rivière jusqu'à la prochaine écluse. Une montée raide pour arriver au village de Villey-Saint-Etienne et la sueur sur le front. Mais ma peine est largement récompensé par une vue époustouflante sur la Moselle. À la sortie du village je vois un distributeur automatique d'oeufs frais, intégré dans un mur, du jamais vu! On met une pièce et en contrepartie on reçoit sa demi-douzaine ou douzaine d'oeufs. 2 volets bleus sont prévus pour refermer le distributeur la nuit. Après la belle montée voilà l'aussi belle descente. En bas m'attendent un plan d'eau, un restaurant avec terrasse et une location de bateaux pédalos. Un ruisseau, le Terrouin, déjà véritable rivière se jette ici dans la Moselle, d'où le plan d'eau. Une parfaite destination pour une excursion dominicale en famille. Un peu plus tard le calme bienfaisant est brutalement interrompu par une écluse dite de grand gabarit qui fait un terrible bruit. J'avoue que je ne sais pas trop ce que c'est qu'une écluse dite grand gabarit. Bientôt la ville médiévale de Liverdun vient en vue, de loin une ville carte postale. D'autant plus grande est ma déception quand j'arrive. Il pleut des torrents et il n'y a ni bar ni restaurant ni commerce, c'est-à-dire aucun endroit où se mettre un peu à l'abri. Encore un dimanche dans une ville morte. Encore 6 kilomètres jusqu'à Frouard où j'ai réservé une chambre dans un hôtel type cage lapins comme les Formule 1, petite cabine en plastique et en plein cœur d'une zone d'activité comme on les trouvent partout en France.


                                                               Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle)

04 mai 2015

De Frouard à Pont-à-Mousson

À 8 heures je sors de ma cage à lapins du"In-Hotel". Pour regagner la route principale il me faut traverser toute une zone d'activités. Avant d'arriver au pont vers Pompey je quitte la route vers la droite pour traverser la Meurthe que je longe pendant 2 bons kilomètres dans l'ombre d'une belle allée d'arbres. Cette petite escapade vers une autre rivière est logique et nécessaire pour regagner la Moselle au plus vite et sans danger. Autour de l'embouchure de la Meurthe et la Moselle il y a toujours de l'industrie. Après cette grande urbanisation la belle piste cyclable arrive à sa fin et je traverse le pont pour continuer de l'autre côté de la Moselle vers Custines. Une destination où j'avais déjà logé lors de mon périple vers Saint Jacques de Compostelle en 2009. Le chemin est le même, du moins une partie d'environ 8 ou 9 kilomètres, cette fois en contre-sens bien sûr. Millery et Autreville-sur-Moselle sont les localités suivantes, toutes les 2 équipées de bases nautiques. Au Pont de Mons il faut changer à nouveau de la rive droite à celle de gauche. A Dieulouard commence une piste pour piétons exclusivement pendant 2 bons kilomètres. En cours de route je rencontre un néerlandais qui est entrain de faire, comme mon ami Harry des Pays-Bas aussi, la Via Francigena, c.à.d. la voie de pèlerinage de Canterbury en Angleterre jusqu'à Rome. Après une énième écluse sur le canal (il y en a quelques-unes sur les canaux qui accompagnent la Moselle), il me reste encore 5 bornes sur une piste de...merde, un chemin terreux, caillouteux et présentant de trous béants comme des baignoires. Tout droit et à perte de vue sans la moindre courbure. Heureusement je peux zigzaguer entre les trous bien remplis d'eau sinon je m'ennuierais. Juste un kilomètre avant Pont-à-Mousson il y avait confusion entre ma carte et mon guide, la description du chemin fait défaut. Le chemin devient de plus en plus dégueulasse, j'ai la boue jusqu'aux chevilles et j'ai ras-le-bol. Juste avant de faire demi-tour j'aperçois enfin le grand parking comme décrit dans mon guide. Maintenant le centre-ville ne doit plus être très loin. À l'arrivée je vois un bateau géant manœuvrer péniblement sous le pont, histoire de centimètres. Tout mon respect pour ces hommes et femmes qui font cela à longueur de journée, ce ne doit pas être chose facile. Je suis un peu tôt pour récupérer ma chambre d'hôtel, il n'y a personne à la réception avant 16 heures. J'ai donc tout mon temps pour observer et admirer "ma" Moselle. Le soir je dîne sur la belle place sous les arcades chez "Pierre Bonaventure", comme je l'ai déjà fait il y a quelques années lors de mon passage vers Compostelle. Copieux, exquis et pas cher du tout, une valeur sûre quoi. Une belle journée (bien qu'un peu boueuse) se termine.

                                                                                       Metz (Moselle)

05 mai 2015

De Pont-à-Mousson à Metz

Quand je sors de mon hôtel, le sol est encore mouillé mais il ne pleut pas. La sortie de la ville se fait par la traversée du pont et en bas de celui-ci je renoue immédiatement avec la piste cyclable. D'abord elle longe directement la rivière puis passe près d'une usine et continue sur une île dans la Moselle. D'ailleurs il y en a beaucoup sur tout le parcours de la Moselle. Un peu plus tard je passe d'une île à une autre. Le large chemin doit poser beaucoup de problèmes et de peine aux cyclistes qui doivent zigzaguer entre les nombreux et gros nids de poules. Même pour un randonneur c'est une corvée. Ce mauvais état de la piste terreuse et caillouteuse se présente sur plusieurs kilomètres entre Vandières et Pagny. Après Pagny le chemin ne fait qu'empirer et la piste devient presque impraticable : étroit, moins d'un mètre de largeur, des haies épineuses des deux côtés, le sol boueux et caillouteux et en prime des anciennes traverses de chemin de fer. Un vrai calvaire pour les cyclistes. À Arnaville cette piste dégueulasse et pratiquement non-cyclable se termine, enfin! Mais maintenant je me trompe de chemin (non, ce n'est pas de ma faute !). Le balisage fait défaut et mon guide n'arrive pas non plus à me dépanner. Pour être sûr j'emprunte la départementale jusqu'à Novéant. Après 3 km seulement je retrouve la piste à vélos, bien balisée et de bonne qualité cette fois. Elle est juste interrompue pour traverser le pont au niveau de Corny. Désormais le cours de la Moselle est entouré de nombreux étangs bordé de jardins et maisonnettes pour les pêcheurs de week-end. À Jouy aux Arches je passe devant les vestiges de l'ancien aqueduc romain. Pour couronner cette étape je me trompe encore une fois de chemin. Cette fois-ci encore, pas de ma faute, même problème, balisage manquant et confusion avec le guide. Je dois passer par Montigny-les-Metz pour enfin arriver à Metz. J'ai largement dépassé les 28 km initialement prévus pour cette étape.

06 mai 2015

De Metz à Thionville

Il fait très beau ce matin avec des températures déjà élevées pour la saison. La piste vélos me guide à travers la belle ville. La cathédrale Saint-Etienne rayonne sur Metz sous un soleil éblouissant et un ciel bleu azur. On ne peut faire mieux. 31 kilomètres m'attendent aujourd'hui jusqu'à Thionville. Très vite j'arrive au port de Metz où bateaux et poids lourds travaillent main dans la main, un port d'activités intenses. Quand j'arrive au niveau de la centrale électrique de La Maxe le temps change, le ciel se couvre subitement et un vent assez fort commence à souffler. Les alentours de la centrale sont bien entretenus et la piste vélos passe devant. Uckange le village suivant et son haut-fourneau qui rappelle les années de prospérité de la région, son pont en bleu et blanc enjambant la Moselle et c'est parti pour les derniers 5 kilomètres. Ma femme m'attend déjà à Thionville pour me ramener à la maison, un rendez-vous médical et quelques travaux à mon domicile m'obligent à faire une pause de 4 jours. Ce qui n'est pas grave du tout, mes pieds et mes jambes me le remercieront.


                                                 Sierck-les-Bains avec son Château des Ducs de Lorraine

11 mai 2015

De Thionville à Schengen

Après quelques jours de repos je renoue ce matin avec la Moselle, on annonce une journée estivale. Je me suis déplacé en train de Luxembourg-ville à Thionville pour continuer mon périple. Il n'y a pas le moindre souffle de vent et la surface d'eau ressemble à un miroir. Un ciel dégagé et d'un bleu intense et un soleil rayonnant. La Moselle se présente sous ses meilleurs aspects comme si elle voulait être parfaite lors de ses adieux à la France. Il y a quand même un petit bémol, la centrale nucléaire de Cattenom. C'est un thème et des tours qui m'accompagnent tout le long de ma journée. Passé le faubourg de Manom, j'aperçois les 4 tours de refroidissement dont une est hors service. Effrayant ces tours géantes dans un paysage en principe intact. .Parce que la Moselle méandre particulièrement souvent pendant plusieurs kilomètres je vois les tours sous tous leurs angles, tantôt sur ma gauche, tantôt sur ma droite, je me sens traqué. Quand on est seul, on se pose des drôles de questions. Je me demande ce qui arriverait à la centrale si quelqu'un colmatait la source de la Moselle et que la centrale ne disposerait plus de l'eau nécessaire pour son système de refroidissement ? Le long du chemin et à perte de vue des champs de colza et de blé pendant tout le parcours. Près du village de Haute-Kontz, la Gander, petite rivière luxembourgeoise qui vient de Mondorf-les-Bains se jette dans la Moselle. J'ai parcourue cette petite rivière, longue de 12 km seulement, en août 2014. Les premiers vignobles ne se font pas attendre, c'est ici que commence une véritable vallée. À Contz-les-Bains je change encore de la rive gauche à celle de droite pour traverser ensuite la localité de Sierck-les-Bains. Son château des Ducs de Lorraine est bien situé sur un promontoire rocheux dont on ne sait pas trop la date de construction. Ce que l'on sait est que le château existait déjà au 11e siècle. L'ultime village en France est Apach. Au pays des 3 frontières je traverse de nouveau le pont pour regagner le Luxembourg et son village très réputé de Schengen où furent signés en 1985 les très fameux accords de Schengen.


12 mai 2015

De Schengen à Wasserbillig

Même si je terminais à Schengen hier, je préfère maintenant emprunter la rive droite pour descendre la Moselle. Non seulement à cause de la piste cyclable mais aussi parce que les plus belles photos des villages luxembourgeois se font à partir des rivages allemands. Cela compte particulièrement pour la petite ville très touristique de Remich. Deux grands bateaux attendent des passagers pour entreprendre des visites fluviales. Un bouchon sur le pont témoigne de l'attrait du Luxembourg pour les transfrontaliers. Côté Allemagne je remarque que tous les villages ont des aires de repos équipées de panneaux d'information sur l'histoire des villages et sur la Moselle. Bien organisé ! La rivière appartient pendant un moment au pays de la Saare, mais après 5 à 6 kilomètres, c'est la Rhénanie-Palatinat. Perl et Nennig sont les principales localités. La question drôle du jour (j'ai droit à une réflexion drôle par jour !) : Est-ce que les poissons communiquent maintenant dans les 2 langues entre les 2 pays, et quant est-il des poissons français? Des chemins ruraux, cyclables évidemment, mènent par les vignobles, longent campings et voie ferrée. La première écluse luxembourgeoise est celle de Stadtbredimus. Toujours côté Grand-Duché, Wormeldange, village carte postale du moins pour les photos avec en haut de la colline et en plein dans les vignobles la petite chapelle (Wormer Koeppchen) vouée à Saint Donat. Mon père avait contribué aux travaux de construction de ce petit sanctuaire dans les années 50 ou début 60. Le drapeau tricolore national flatte fièrement dans le vent. Côté allemand, les villages vignerons de Palzem, Wincheringen, Nittel, Wellen, Temmels et Oberbillig. En face de Wellen, côté luxembourgeois, ma ville natale, Grevenmacher avec son tout nouveau pont moderne qui enjambe désormais "ma" Moselle. Grevenmacher est aussi le port d'attache du réputé bateau à passagers, le "Princesse Marie-Astrid". Pour des raisons déjà décrites je continue sur la rive allemande pour terminer mon chemin à Oberbillig. Là je me récompense d'une mini-croisière sur le bateau passeur pour regagner les rivages luxembourgeois à Wasserbillig et rentrer ensuite en train.


                                                                               Pont romain à Trèves

13 mai 2015

De Wasserbillig à Trèves

Retour à Wasserbillig en train et puis de nouveau le bateau passeur, 70 cent le trajet pour changer du côté luxembourgeois au côté allemand. Je continue là où j'avais terminé hier. Une fois de plus le soleil est au rendez-vous. Un dernier regard sur le Luxembourg et le confluent de la 2e rivière luxembourgeoise, la Sûre dans la Moselle. À partir de maintenant la Moselle est entièrement allemande. Oberbillig est un ancien village de pêcheurs et de bateliers avec une toute petite mais agréable promenade et une brasserie/terrasse au débarcadère du bateau passeur. Wasserliesch, le prochain village puis la ville de Konz qui a la particularité de posséder pas moins de 4 gares ferroviaires. Une autre rivière, la Sarre se jette ici dans la Moselle et exactement à l'embouchure il y a un joli aménagement qui invite le randonneur admirateur à s'arrêter un moment. J'aimerais bien qu'on installe des panneaux pareils chez nous aussi aux confluences de nos rivières pour informer les visiteurs. Ce serait intéressant et instructif non seulement pour les initiés. Un bateau pousseur est en train d'entrer dans la Moselle, une mission difficile. Entre Konz et Trèves, le chemin toujours entre rivière et voie ferrée est bien fréquenté par des cyclotouristes, souvent des couples d'âge mûr. Un avion amphibie atterrit sur l'eau juste près de l'écluse, hélas mon appareil photo n'est pas prêt. L'étape d'aujourd'hui est particulièrement courte, seulement 15 ou 16 kilomètres, pas plus, ainsi j'arrive encore avant midi à Trèves. Je téléphone rapidement à ma bien-aimée et l'invite à déjeuner ensemble dans le vieux quartier pêcheurs/bateliers de Zurlauben, endroit carte postale avec beaucoup de restaurants et pontons pour les bateaux passagers et croisières. La plus belle et aussi la plus vieille ville d'Allemagne a certainement d'autres atouts, comme la Porta Nigra ou encore les thermes impériaux, mais je veux me concentrer sur la Moselle et les terrains avoisinants. Mon hôtel se trouve proche du Pont romain qui lui aussi est le plus ancien pont d'Allemagne.

                                                            Des nuages bas entre Mehring et Detzem

14 mai 2015

De Trèves à Mehring

Le Pont Romain comme base de départ, c'est déjà pas mal. Un magnifique soleil et une surface d'eau miroitant les rayons dorés, je me répète mais il le faut, pour mieux faire comprendre mon état d'âme. En me dirigeant en direction de Schweich à la hauteur de Pallien une voiture policière ne m'effraie pas mal en lançant un "ACHTUNG!!!" à partir d'un haut-parleur monté sur le toit. Bien entendu, je suis bien sur la piste à vélos interdite aux voitures. Comme le veut le hasard, c'est proche d'ici que l'on a retrouvé il y a quelques jours seulement, le corps d'une jeune étudiante disparue en 2007. Peut-être cherchent-ils encore des indices et puis je peux bien m'imaginer que les enquêtes ne sont pas terminées. C'est un jour férié (ascension) et des centaines de cyclotouristes empruntent la piste. C'est assez dangereux, les vélos dans les deux directions et au milieu pas mal de marcheurs comme moi. Près de Biewer le chemin s'éloigne de la Moselle et mène par la zone portuaire et industrielle de Trèves-Ehrang. Des entreprises de toutes sortes y sont implantées dans des halles modernes et des alentours bien rangés. Même ici le chemin est parfaitement balisé. À la hauteur de Ehrang/Quint le chemin regagne la Moselle et ne la quitte plus jusqu'à Schweich. Cette petite ville me semble être un paradis pour campeurs et plaisanciers, vu les camping-cars et bateaux de plaisance. Traversé le pont j'arrive à Longuich. Il y a une petite fête aux berges de la Moselle, aucune idée de quoi il s'agit, un stand frites et saucisses, boissons, c'est tout. Il est midi, j'ai faim et je ne peux résister aux bonnes odeurs, donc je m'organise une "Bratwurst". Je change encore une fois les rives en traversant un pont où une ancienne maisonnette douanière me saute aux yeux. Entre les 2 grandes guerres ont prélevait ici des taxes de franchissement. Encore 5 bornes par les vignobles jusqu'à Mehring, mon village-étape ce soir, quelques hôtels, restaurants et un grand camping.


15 mai 2015

De Mehring à Neumagen-Dhron

Il pleut. Rien de méchant. Je mets mon cape pour m'armer contre la pluie. À la fin du village je traverse le pont pour continuer sur la rive droite. Je passe par la gare ferroviaire désaffectée où je regagne l'ancienne voie ferrée transformée en piste cyclable. Cygnes et canards glissent tranquillement sur la belle rivière sous une pluie qui sied apparemment à merveille à ces oiseaux aquatiques. Je remarque qu'il y a de moins en moins de hérons cendrés, c'est peut-être dû à la qualité de l'eau. Au bord du chemin à moins d'un mètre un cygne protège ses petits en les cachant sous son aile puissante et feule comme un tigre quand je le prends en photo. Je suis averti. Je chemine vers Detzem, un village agréable, des vignobles très raides et une écluse. Entre-temps il ne pleut plus et le soleil fait ses premières timides apparitions. La Moselle vire tantôt à gauche tantôt à droite et arrose en passant les villages de Thörnich, Köwerich et Leiwen. Trittenheim sur l'autre rive avec une belle église, du moins de loin. Encore 4 kilomètres jusqu'à Neumagen-Dhron où ma femme m'attend déjà. Elle vient me chercher parce que je n'ai pas trouvé de chambre pour ce soir. En effet beaucoup de gens profitent du jour férié de l'Ascension et font le pont, en plus c'est la fête des pères ici en Allemagne. Neumagen-Dhron est le plus vieux village de vin d'Allemagne et je ne quitte pas les lieux sans avoir pris en photo le pinardier, une reconstruction d'une gabare romaine qui servait à l'époque à ravitailler la région (romaine) de vins en provenance des autres territoires conquis.

Après un week-end passé à la maison mon épouse me reconduit à Neumagen-Dhron en fin d'après-midi de Dimanche pour que je puisse reprendre le chemin le lendemain matin.


                                                                                    Bernkastel-Kues

18 mai 2015

De Neumagen-Dhron à Bernkastel-Kues

Après un petit déjeuner copieux le patron me pousse encore à emporter des petits pains garni de charcuterie et une pomme en prime. Pour la route dit-il. Le soleil s'est déjà réveillé quand je quitte l'hôtel. Au programme d'aujourd'hui encore une grande boucle de la Moselle, je me suis bien habitué aux boucles, il y en a tous les jours, des fois elles sont à 2 voire 3. En contemplant la carte on voit très bien comment la Moselle serpente en direction de Coblence. Le chemin mène d'abord par des vignobles un peu éloigné de la rivière et plus tard parallèlement avec la B53 moyennement fréquentée. À la hauteur de Wintrich le chemin revient aux berges de la Moselle en tant que piste autonome. De belles maisons sèment le parcours entre Wintrich et Brauneberg ainsi que quelques tavernes à vin qui proposent aussi des chambres d'hôtes. À Mülheim je traverse un pont géant en chantier pour continuer sur la rive gauche en passant le beau village de Lieser. Ici l'imposant château du même nom est en train d'être transformé en hôtel de luxe dont l'ouverture est prévue pour cet été. Bientôt le port de plaisance de Bernkastel-Kues est en vue et mon hôtel n'est plus loin. Il est encore tôt et j'ai tout mon temps pour visiter cette belle ville entourée de collines vertes et de vignobles avec en son milieu la Moselle. Une vraie ville carte postale avec sa place de marché médiéval et sa mairie style renaissance, d'innombrables restaurants et tavernes à vin et surtout ses bateaux de croisières et d'excursion sur la Moselle.


                                                                                 Traben-Trarbach

19 mai 2015

De Bernkastel-Kues à Traben-Trarbach

Petit déjeuner plus que correct et un personnel très attentif font de cet hôtel moderne un endroit à retenir et à revenir. Je quitte la ville rapidement parce que je l'ai visité à fond hier. Il a plu la nuit mais ce matin il fait assez beau, plus frais que hier avec un léger vent. Le chemin longe de nouveau la B53 et passe les petits bourgs de Graach puis Wehlen avec son superbe pont qui enjambe la Moselle. Je continue vers Zeltingen ou je constate que je me suis fabriqué une ampoule au pied droit, punaise! Je n'ai fait que 12 bornes et ils me restent encore 17 à parcourir. Mais je suis au bon moment au bon endroit. Une petite baraque et sa dame qui vend des tickets pour les bateaux d'excursion, allez-hop, un aller simple pour Traben-Trarbach. Pourquoi pas? Cela appartient aussi au chemin et puis c'est le moyen le plus approprié pour se rapprocher et pour cheminer sur la Moselle. D'ailleurs les plus belles photos se prennent à partir d'un bateau. C'est merveilleux, je ne regrette ma décision pas une seconde et les prises de vue sont très différents sur un cours d'eau qu'à partir de ses rives. La ville Art nouveau de Traben-Trarbach offre une multitude de bâtiments d'une architecture rare pour cette région. C'est dû au fait que la ville était autour des années 1900 la 2e ville après Bordeaux en ce qui concerne la commercialisation de vins dans l'Europe.

20 mai 2015

De Traben-Trarbach à Alf/Bullay

Le ciel est très chargé ce matin et il fait frais. Une promenade le long de la rivière sur la rive gauche jusqu'à la sortie de la petite ville. Au niveau du petit port de plaisance où flatte même le drapeau breton (le Gwenn ha du), je marche entre le bassin et la voie ferrée toujours fonctionnelle. C'est la "Hunsrückbahn" qui serpente avec petite vitesse parallèlement à la Moselle. Kövenig est le premier village rencontré aujourd'hui et possède une minuscule gare ferroviaire. Il pleut maintenant et je sors les armes du randonneur, veste et parapluie avant de continuer vers Reil, localité intéressante avec hôtels, restaurants et tout dont le touriste a besoin. Je franchis le grand pont pour rejoindre la rive droite et je continue sur un chemin autonome pour vélos et piétons. Il me mène à travers les vignobles et au village de Pünderich où j'entame la prochaine grande boucle de la Moselle. À Briedel comme déjà à Pünderich il y a un bateau passeur. C'est une région très calme et cygnes, oies et canards en profitent pour nettoyer à fond leurs plumages, se ravitailler et prendre soin de leurs petits. Bientôt la petite ville de Zell est en vue avec son clocher d'église en forme d'oignon et ses deux ponts dont un est réservé aux piétons ou encore aux cyclistes. Beaucoup de restaurants, cafés/terrasses et magasins, dommage que le temps ne joue pas. J'aurai pris volontiers un verre et mangé un petit truc sur l'une des nombreuses terrasses. Tant pis, j'ai encore du pain sur la planche et je continue vers Merl puis Bullay. À Bullay il y a une petite surprise, du moins pour moi. Un pont métallique en courbe avec un premier étage pour les trains tandis que les voitures, cyclistes et piétons circulent au sol. Impressionnant d'autant plus qu'à la fin du pont les trains disparaissent dans un tunnel pendant que les autres passent à gauche ou à droite. Moi pour ma part je passe à droite et environ 1 kilomètre plus tard j'atteins ma destination de ce soir. Le village d'Alf, en face de Bullay, peut-être un peu plus connu. Je suis très content de mon hôtel ainsi que de son restaurant. Je crois pouvoir dire que depuis la Moselle est passée en Allemagne je n'ai pas mangé aussi bon, délicieux même.


                                                                                          Cochem

21 mai 2015

De Alf/Bullay à Cochem

La Moselle se donne un air mystérieux ce matin avec le brouillard qui se déplace tout juste au-dessus de la surface d'eau, un soleil encore timide et un léger vent. Sankt Aldegund est le premier village sur ma route. Dans son écluse un bateau de croisière suisse fait de son mieux pour sortir, c'est un peu juste, vu sa taille. Bientôt apparaissent les coteaux de Bremm, ce sont les vignobles avec les pentes les plus raides de l'Europe. Le "Bremmer Calmont" donne des Riesling réputés dans le monde entier et à ce moment j'ignore encore que j'aurai l'occasion de le goûter ce soir. La patronne de mon hôtel veut tout savoir de moi, pourquoi je fais ce périple et tout un tas d'autres questions. Alors avec mon repas, délicieux d'ailleurs, je commande un Riesling et elle vient avec ma commande en me disant: "c'est un Calmont". Je la remercie de m'avoir révélé ce baume pour mes papilles gustatives et je regrette d'avoir négligé pendant toute ma vie quelque chose que je commence à adorer maintenant. Décidément la vie est trop courte. Évidemment je prends un second verre. Mais pour revenir à mon chemin, je constate en outre que dans cette boucle de la Moselle, il règne apparemment un microclimat, pommes, cerises et autres groseilles ont certainement une semaine d'avance sur les régions environnantes. Un secteur très spectaculaire. Maintenant j'entre dans une région peut-être moins spectaculaire mais plus douce. Les villages de Eller, Ediger et Nehren mènent une vie paisible avec quelques hôtels, chambres d'hôtes et pensions aux abords de la rivière. À Senhals la voie cyclable longe désormais la route principale avec un trafic encore supportable, un secteur un peu monotone si j'ose dire. Poltersdorf et Ellenz sont les prochains bourgs et en face sur l'autre rive Beilstein qui est réputé pour sa ruine de "Burg Metternich". Une autre écluse, celle de Bruttig-Fankel avant le village de Ernst. Cochem n'est plus loin maintenant et cette ville carte postale est plein de touristes. Une ville avec des origines celtiques et romaines en situation privilégié. Ses 3 portes médiévales et ses maintes maisons à colombages font de cette cité un endroit très romantique.


22 mai 2015

De Cochem à Burgen

Le soleil brille déjà quand je me lève. Bon commencement pour aujourd'hui, la sortie de Cochem se fait vite par la piste cyclable. Hélas très vite la piste cyclable rejoint la route principale et pendant environ 7 kilomètres je souffre d'une marche ennuyante à côté de la voie ferrée et de la route sans bande de sécurité. Côté rivière de temps en temps un bateau passe, c'est tout. Entre le village de Pommern et Treis-Karden, c'est un peu moins monotone. Je change de rive, parce que mon village étape de Burgen se trouve sur la rive droite. Les 10 prochains kilomètres sont encore pire, toujours la piste à côté de la route et pas le moindre banc pour se reposer. Même le paysage n'est pas énorme, le seul aspect positif il y a beaucoup moins de trafic que sur la rive gauche. À mon avis ce sont les pires 20 kilomètres entre Trèves et Coblence. Les choses ne peuvent que s'améliorer demain.

                                                      Après 560 km la Moselle se jette dans le Rhin

23mai 2015

De Burgen à Coblence

Par rapport à hier la marche est très agréable aujourd'hui à l'exception du début qui reprend là et tel qu'il se terminait hier. Au niveau de Löf je change de rive, désormais c'est la rive gauche qu'il faut suivre. Encore un petit bout à côté de la route principale, prendre en photo en face à Alken la très belle forteresse de Thurant collée dans la colline et entourée de vignobles. Bientôt je passe par un petit souterrain en dessous de la voie ferrée et continue mon chemin toujours entre les vignobles et la ligne ferroviaire. C'est la ligne principale entre Luxembourg et Coblence et je remarque que chaque train comporte une rame luxembourgeoise (CFL) et une rame allemande (DB). Le chemin est maintenant fort agréable à marcher et c'est un grand plaisir de voir passer les beaux villages de vignerons de Kattenes et puis Lehmen. Le village de Kobern-Gondorf s'étire sur plusieurs kilomètres entre vignobles et rivière, quelques magasins, supermarché, gare, mais ce n'est pas encore une ville, disons plutôt un gros bourg tous commerces. Passé ce long village on continue toujours entre vignobles et voie ferrée. La Moselle vire maintenant vers l'est et je passe bientôt sous le pont autoroutier gigantesque, pas forcément beau, mais très impressionnant. Un dernier village de vin, celui de Winningen et j'arrive à la périphérie de Coblence. Güls est déjà un quartier de la ville de Coblence et je change de rive pour la dernière fois. Un grand pont ferroviaire où les cyclistes sont invités à pousser leurs vélos pieds à terre, tellement étroite est la partie réservée aux piétons et cyclistes. Passé le pont on se retrouve déjà sur la dernière ligne droite, des joggeurs, promeneurs de chiens et canoéistes sur la Moselle marquent la fin proche de mon périple. Plus je me rapproche de l'embouchure plus de gens se promènent dans les alentours. Au lieu mondialement connu sous le nom de "Deutsches Eck", quelques grands bateaux de croisières attendent leurs passagers sur les quais près du monument de l'empereur Guillaume premier, haut de 37 mètres. La meilleure vue de l'embouchure se fait de l'autre côté du Rhin, à partir de la forteresse d'Ehrenbreitstein. On y va avec des cabines téléphériques, une ascension inoubliable et une vue imprenable. Coblence est une des plus vieilles villes d'Allemagne et compte quelques 108.000 âmes. Une petite croisière et sur la Moselle et sur le Rhin s'impose avec un des nombreux bateaux, environ 1 heure le trajet. Absolument digne pour faire mes adieux à "ma" Moselle, ma fidèle compagne pendant presqu'un mois.